Bien qu’on le croit immuable, l’amour n’a pas toujours existé sous la forme actuelle. Chaque siècle est influencé par les grandes découvertes scientifiques et le développement des connaissances de l’humain. Avant le 12e siècle, on ne parlait pas d’amour. Il s’agissait de l’union d’un couple homme/femme pour la précréation et le maintenir l’ordre social de la chrétienté.

La naissance du concept de l’amour prend ses racines dans les chansons des Troubadours et des Trouvères du 12e siècle au pays d’Oc. Ces derniers, inspirés par la chasteté promue par les Cathars, les hérétiques du christianisme, chantent la pureté du corps et de l’esprit et font naître l’amour courtois, l’ami respectueux des bonnes conventions…

Par exemple, les paroles de cette chanson que j’ai apprise à la préadolescence :

 »Pourquoi fuis-tu mignarde
si je suis près de toi,
quand tes yeux je regarde
je me perds dedans moi »

L’époque de la Renaissance, 15e et 16e siècles, offre un amour plutôt platonique tout en restant influencée par la courtoisie de l’époque médiévale – ici, il n’est pas simplement question de la pureté de l’amour, on veut dépasser l’amour physique et élever l’esprit vers la divinité.

Un exemple des paroles de Pierre de Ronsard :
« Si l’eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j’eusse éteint son feu de la mer de mes larmes.{

Les 17e et 18e siècles donnent un coup de barre à l’amour. Les galanteries à la cour du Roi séduit la dame et le chevalier. Il transitionne vers le libertinage du Grand siècle des lumières.

Une période où l’on tombe dans la luxure, la séduction à l’outrance tel Casanova qui vise l’exultation du corps et l’assouvissement des sens par l’objet de son désir – la femme.  »Dépêchez vous de succomber à la tentation avant qu’elle ne s’éloigne » dit l’Italien Casanova.

Les siècles 19 et 20 ouvrent la porte à l’industrialisation – l’invention du vibrateur pour femme – contre l’hystérie féminine, la mise en place des chaînes de fabrication en usines, la division des classes sociales patrons bourgeois/ouvriers pauvres qui travaillent à l’arrache.

Les lunettes de l’amour se teintent de la dureté de la vie de l’époque et offre une nouvelle lecture : celle des inégalités des classes sociales.

C’est un lieu où l’humain aspire au retour à la nature – bien que polluée – et à sa simplicité. L’univers paisaible de la campagne contrairement à la vitesse de urbaine est idéalisé. Il en est de même pour l’amour.
Diane Dufresne chantant les mots de Plamondon – Donnez-moi, donnez-moi de l’oxygène – réflète cette époque :
 »Dans une cour d’école
Traversant la ville
À deux cents à l’heure
On mène à l’urgence
Un homme immobile
Avec une pile à la place du coeu
r »

Au 21e siècle, l’ère est aux nouvelles technologies- l’information se mondialise grâce à Internet, l’amour devient sans frontière et virtuel. D’abord derrière un écran, l’amour s’offre du bout des doigts, un clavier à la place du coeur.








L’invention des avatars et des identitiés numériques représenrent pour l’être humain la possibilité de rêver d’un ailleurs, dans le nouvel univers de la virtualité. C’est aussi le milieu pour la réalité frauduleuse, de l’amoureuse en utilisant de faux profils, de fausses identités et de la cybercriminalité à toutes les sauces.

D’un coté, l’amour d’une personne virtuelle devient sécuritaire, sans risque de ITS, réelles. De l’autre, il devient coûteux parce que les transactions deviennent tant monétaire qu’amoureux. Par ailleurs, les échanges d’images sexuelles et du chantage de leur divulgation à tout vent entrainent des désastres de tout acabit: suicide, arnaques, comptes de banques vidés, dépression, etc. L’intelligence articielle (IA) n’est pas en reste : Patrick Watson, un chanteur canadien l’exprime dans son album Chansons d’amour pour robots tomber amoureux d’un robot est tout à fait possible. Quand la voix artificielle s’exprime par une voix mélodique humaine, manifeste des expressions émotives, des hésitations et des larmes, tout cela devient aussi vraie que nature. Et les laissés pour compte habitent les  »tiers » pays où les naissances se multiplient tandis que les plus développés par cette technologie dernier cri subissent des baisses de natalité.

Le mythe de l’amour au temps des écrans

Entre l’Hymne à l’amour et Si tu n’existais pas, je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai. I will always love you s’il te plaît, ne me quitte pas mais je t’aime, mais je t’aime, parce que The love you game me me rend GAGA Lady. C’est ça le pouvoir de l’amour nous dit la grande chanteuse Céline Dion.


thank you – merci!

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