SLAM – Courant de vie

 

         Une des activités que je fais avec mes étudiants ces temps-ci afin de les amener à jouer avec la langue, avec les mots et à exprimer à l’oral leur personnalité de manière originale et créative, se nomme le slam. Bien connue par les David Goudreault, Mehdi Hamdad et Grand corps malade de ce monde qui l’ont popularisé, il a aussi été soutenu par Slam Outaouais qui en est un des principaux moteurs dans la région d’Ottawa-Gatineau. J’ai donc donné pour consignes à mes jeunes adultes d’écrire un texte sur eux sous forme de slam qui va les présenter et faire connaitre certains traits personnels. J’ai aussi décidé de slamer ma vie et d’en écrire un pour eux que je partage avec vous, amie.s, lecteurs et lectrices de blogues.

Courant de vie (de L. Proulx)

 Tic tac tic tac, mon temps avance
à contre-courant
Tic tac tic tac, je me cache moi
derrière ma vague immense
Tic tac tic tac, OMMMMM

Mon heure vacille, une question de temps
Je risque mon sang à regarder ce qui me reste?
Suinter goutte à goutte ma chienne de vie?
Souiller mon corps en vie de ville?

Tic tac tic tac OMMMMMM

J’ouvre mes yeux, va t’en
Tête en l’air Tic tac tic tac
Je pense aux règles, ma mère, dimanche
Farme ta yueule! SHUT UP!

Tac-tic- tac-tic-tac OMMMMMM

L’heure s’écroule, je ferme ma bouche
J’éteins ma vision, mon vacarme tac-tic
Je me mets, moi, sous la manche
Étroite du mur étanche

Tac tic tac tic tac – cul de sac
Casse la muraille du murmure
Tombe le torrent de la tempête
Mord la poussière du vide

Tac-tic- tac-tic-tac OMMMMMM

Je cours vers ma vie, je me contracte
Ma ville sème sous silence
Des flocons d’ignorance crasse
De sa bouche le néant de ma langue
perle et déferle ses mots oubliés

Tic-tic- tac-tic-tac

***

          Pour ceux et celles qui l’ignorent, dans mon quotidien professionnel, je suis enseignante de français dans un établissement post-secondaire technique et à l’occasion, j’enseigne le slam. Mes étudiants ont au moins 17 ans, mais peuvent tout aussi bien en avoir 50. Cet établissement se situe dans un contexte particulier, celui d’être un collège de langue française dans une capitale canadienne où la majorité des résidents sont anglophones. Certains sont sûrement bilingues (44,8 %), d’autres francophiles, mais une majorité s’illustre par son unilinguisme endurci : 45, 5 % de la population de la région d’Ottawa – Gatineau parle seulement l’anglais et 8,6 %  parle seulement le français (Statistique Canada, 2012).

Ottawa, ma ville d’adoption depuis une bonne douzaine d’années  demeure toujours une ville officiellement unilingue de langue anglaise et ce sous la gouverne municipale du maire M. Jim Watson dont c’est le 2e mandat. Pourtant, elle est la capitale nationale d’un pays bilingue, le Canada. J’ignore encore ce que cette ville veut véhiculer comme image de marque au plan linguistique – j’ignore si un jour elle réajustera sa balance pour traiter la langue française d’égale à égale avec la langue anglaise.

En attendant, je prêche dans un désert la valeur d’un français bien écrit et l’amour de sa langue maternelle et je m’inquiète. C’est vrai, je me fais du soucis pour cette langue mal aimée. Je dis désert, car mes classes se vident au profit de cours en ligne (Internet) et d’examens de reconnaissance des acquis trop faciles à réussir. Je fais de mon mieux pour motiver mes troupes, celles qui demeurent fidèles et osent encore être ponctuelles et assidues. Ces jeunes vaillants qui osent encore parler le français avec la volonté de le perfectionner.

À ceux-là, je lève mon chapeau et je dis MERCI.

slam ma vie
slam ma vie

Tous droits protégés par ©slamavie

Artiste peintre : mes créations, ma démarche

Coordonnées : twitter : @Lynnda Proulx
site : https://lynndablog.wordpress.com/
courriels/mail :
Lynnda@theplateau.com
Lynnda@lynndaproulx.org

Note biographique

Franco-ontarienne d’adoption depuis 2000 et née au Québec dans le Bas Saint-Laurent, le parcours artistique de Lynnda de 1992 à 2020 représente une fenêtre de fraîcheur dans son quotidien. D’abord créatrice par les mots puis la sculpture de marionnettes géantes, elle emprunte le canevas et l’huile pour s’approprier ses émotions enfermées à double tour et apprivoiser son regard intérieur sur ses réalités altérées. Avec la création visuelle, elle respire à plein poumons et oxygène son cerveau en parallèle à sa vie professionnelle. Pédagogue, chercheure, conférencière et auteure, elle évolue dans le milieu de l’éducation postsecondaire en Outaouais.

Son apprentissage artistique, d’abord autodidacte puis par l’entremise de différents cours, évolue à travers l’application de différentes techniques et de différents médiums. Son atelier à la maison est ouvert sur demande au public. (contacter par courriel)


Ma démarche artistique

Depuis 2013, j’ai créé une brèche dans mon quotidien, telle une ouverture vers le large pour libérer le souffle émotif trop longtemps emprisonné. La création avec la peinture à l’huile et la magie des spatules représentent un moyen d’exprimer l’urgence de dire, ce qui n’était pas nommable pouvait être exprimé en couleurs et par le mouvement. Avoir besoin de laisser tomber les masques m’a conduit à l’emprunt de ces outils de création pour libérer une émotion et la transformer en liberté.

En atelier, je travaille avec l’huile et ses différents médiums dont la cire froide, à l’aide de spatules surtout, mais aussi des chiffons et avec mes doigts, glissant sur le canevas comme des pinceaux, couche par couche. Je peins sur différentes grandeurs de canevas selon le projet créatif à exprimer. Être humain extrasensible, je pars de mes images intérieures, mes rêves, mes visions, ma trame traumatique pour raconter mes histoires, pour libérer mes émotions, et les appliquer sur la surface encore vierge. La création me sert de matériaux de construction ou de reconstruction pour donner un meilleur sens à qui je suis, qui je deviens, ce que je ressens. Les couleurs, les textures, la lumière naturelle du matin, le geste dans les différentes couches successives, représentent chaque parcours de ma vie et laisse la trace de mon être. J’explore les formes, l’Art abstrait, le figuratif et les techniques mixtes pour faire ressortir tant ma part d’ombre que mes éclats lumineux.

Ainsi, de l’intérieur vers l’extérieur, mon art devient un carrefour qui me dirige vers la direction à suivre. Sur le canevas cohabitent le sombre et la lumière, oxymore visuel, alliant en juxtaposition les contrastes entre réalité, réalité du rêve diurne et le nocturne. Je peux laisser sortir ma part d’ombre pour la raconter, l’apprivoiser et l’accepter par sa mise en lumière puisqu’elle est sortie sur le canevas. Un parcours de pratique qui exprime mes différentes réalités altérées vécues et enfin libres de vivre.

Je m’inscris d’abord dans un courant expressionniste abstrait contemporain tout en continuant d’explorer d’autres grands courants artistiques tels l’expressionnisme figuratif et l’impressionnisme européen. Je m’inspire des parcours de quelques artistes européens et américains dont la peintre de l’Ouest canadien, Emily CARR, pour son courage d’emprunter une carrière où peu ou pas de femmes étaient admises, son originalité et ses sujets d’études anthroppologiques sur la nature et les autochtones canadiens. Willem de KOONING, Wolf KAHN et  notamment Paul KLEE figurent parmi les peintres qui nourrissent mon imaginaire.

FORMATION ARTISTIQUE

(2019-2020) Cours ; Expressionnisme abstrait avec Andrea Mossop,  Cire froide, style G7 – Anna Krak-Kepka, David Kearn, École d’Arts d’Ottawa – Shenkman, Orleans.

(2016-2018) Formation de base – acrylique enseignée par Sylvie Pilon et Mixmédias enseigné par Jo Mignot et CALACS d »Ottawa

(2014-2015) Cours libres supervisés par David Jones, artiste peintre canadien

(2001 à 2004) Cours de sculpture avec Dawn Dale, cours céramiques et dessins Ottawa School of Arts et ville de Hull/(1998) Techniques de batik du Zimbabwe (autodidacte)/(1993-1994) cours de théâtre théorie et jeux UQAR avec Professeur Louis Hébert et Dramaturge Miguel Rétamal/(1991-sept./déc.) stage de marionnettiste, Théâtre La rose, Grenoble, France, André Peter (dir.)

ÉVÉNEMENTS ARTISTIQUES

Ateliers de marionnettes
École de langue française de Western Ontario à Trois-Pistoles, Qc (1992-1993)
Activités Loisirs de la ville de Rimouski, Qc (1994)

Performance
24 h/24 arts (Café-Galerie l’Embuscade, Trois-Rivières, 1987-1989), (Rimouski,1996)
Théâtre La Rose, Grenoble, France (1991)
Théâtre itinérant des marionnettes du monde, Rimouski (1992-1995)

Exposition solo
Bluebird Café, Ottawa (2015) / Galerie de l’UQAR, Rimouski (1996) / Bistro l’Anse-aux-coques, Sainte-Luce sur mer (1996)

Exposition de groupe
Galerie d’art d’Ottawa, Ottawa 2021/ Galerie de la petite G’art, Gatineau, 2021/ Pecha Kucha, Galerie Alpha, Ottawa, 2019/ White Water Gallery, North Bay, 2018/ Arts-au-parc, Val-des-bois, 2018/ Centre Innov@cité du Collège La Cité, Ottawa, 2014-2015/ Festival Franco-Ontarien, Ottawa, (2015)/ Musée régional du Bas Saint-Laurent, Rimouski, 1997/ Wild Life Society, Zomba, Malawi, 1999

Artiste peintre : ses créations, sa démarche

Contact :
Coordonnées : twitter : @Lynnda Proulx
site : http://lynndaproulx.org
courriel/mail :
Lynnda@theplateau.com

Note biographique

Franco-ontarienne d’adoption depuis 2000 et née au Québec dans le Bas Saint-Laurent, le parcours artistique de Lynnda de 1992 à 2020 représente une fenêtre de fraîcheur dans son quotidien. D’abord créatrice par les mots puis la sculpture de marionnettes géantes, elle emprunte le canevas et l’huile pour s’approprier ses émotions enfermées à double tour et apprivoiser son regard intérieur sur ses réalités altérées. Avec la création visuelle, elle respire à plein poumons et oxygène son cerveau en parallèle à sa vie professionnelle. Pédagogue, chercheure, conférencière et auteure, elle évolue dans le milieu de l’éducation postsecondaire en Outaouais.

Son apprentissage artistique, d’abord autodidacte puis par l’entremise de différents cours, évolue à travers l’application de différentes techniques et de différents médiums. Son atelier à la maison est ouvert sur demande au public. (contacter par courriel)


Ma démarche artistique

Depuis 2013, j’ai créé une brèche dans mon quotidien, telle une ouverture vers le large pour libérer le souffle émotif trop longtemps emprisonné. La création avec la peinture à l’huile et la magie des spatules représentent un moyen d’exprimer l’urgence de dire, ce qui n’était pas nommable pouvait être exprimé en couleurs et par le mouvement. Avoir besoin de laisser tomber les masques m’a conduit à l’emprunt de ces outils de création pour libérer une émotion et la transformer en liberté.

En atelier, je travaille avec l’huile et ses différents médiums dont la cire froide, à l’aide de spatules surtout, mais aussi des chiffons et avec mes doigts, glissant sur le canevas comme des pinceaux, couche par couche. Je peins sur différentes grandeurs de canevas selon le projet créatif à exprimer. Être humain extrasensible, je pars de mes images intérieures, mes rêves, mes visions, ma trame traumatique pour raconter mes histoires, pour libérer mes émotions, et les appliquer sur la surface encore vierge. La création me sert de matériaux de construction ou de reconstruction pour donner un meilleur sens à qui je suis, qui je deviens, ce que je ressens. Les couleurs, les textures, la lumière naturelle du matin, le geste dans les différentes couches successives, représentent chaque parcours de ma vie et laisse la trace de mon être. J’explore les formes, l’Art abstrait, le figuratif et les techniques mixtes pour faire ressortir tant ma part d’ombre que mes éclats lumineux.

Ainsi, de l’intérieur vers l’extérieur, mon art devient un carrefour qui me dirige vers la direction à suivre. Sur le canevas cohabitent le sombre et la lumière, oxymore visuel, alliant en juxtaposition les contrastes entre réalité, réalité du rêve diurne et le nocturne. Je peux laisser sortir ma part d’ombre pour la raconter, l’apprivoiser et l’accepter par sa mise en lumière puisqu’elle est sortie sur le canevas. Un parcours de pratique qui exprime mes différentes réalités altérées vécues et enfin libres de vivre.

Je m’inscris d’abord dans un courant expressionniste abstrait contemporain tout en continuant d’explorer d’autres grands courants artistiques tels l’expressionnisme figuratif et l’impressionnisme européen. Je m’inspire des parcours de quelques artistes européens et américains dont la peintre de l’Ouest canadien, Emily CARR, pour son courage d’emprunter une carrière où peu ou pas de femmes étaient admises, son originalité et ses sujets d’études anthroppologiques sur la nature et les autochtones canadiens. Willem de KOONING, Wolf KAHN et  notamment Paul KLEE figurent parmi les peintres qui nourrissent mon imaginaire.

FORMATION ARTISTIQUE

2019-2020
Cours ; Expressionnisme abstrait avec Andrea Mossop,  Cire froide et huile avec Anna Krak-Kepka, Lawren Harris’ Wilderness avec  David Kearn, École d’Arts d’Ottawa – Shenkman, Orleans.
2016-2018
Formation de base – acrylique enseignée par Sylvie Pilon et Mixmédias enseigné par Jo Mignot et Josée Prudhomme – CALACS d »Ottawa
2014-2015
Cours libres supervisés par David Jones, artiste peintre canadien
2001 à 2004
Cours de sculpture avec Dawn Dale, cours céramiques et dessins Ottawa School of Arts et ville de Hull avec Daphnée Vachon
1998
Techniques de batik du Zimbabwe (autodidacte)
1993-1994
cours de théâtre théorie et jeux UQAR avec Professeur Louis Hébert et Dramaturge Miguel Rétamal
1991
Stage de marionnettiste, Théâtre La rose, Grenoble, France, André Peter (dir.)

ÉVÉNEMENTS ARTISTIQUES
Performance

1996 – 24 h/24 arts, Université du Québec à Rimouski, Québec (marionnettes et dessin)

1989- 24 h/24 arts, Café-Galerie l’Embuscade, Trois-Rivières, Québec

1987 – 24 h/24 arts, Café-Galerie l’Embuscade, Trois-Rivières, Québec

Exposition solo

2015 – Bluebird Café, Ottawa

1996 – Galerie de l’UQAR, Rimouski
– Bistro l’Anse-aux-coques Sainte-Luce sur mer
– Café étudiants de l’UQAR

Exposition de groupe

2019 – Galerie Alpha – Pecha Kucha en partenariat avec  BRAVO, Ottawa,   Ontario
– Exposition de création visuelle sur même thématique que le recueil  À bouches
décousues
– Lancement privé 8 mars et lancement public 6 décembre du recueil
de textes de survivantes d’abus sexuelles, Ottawa, Ontario

2018 – Galerie White Waters,  Exposition éphémère
en partenariat avec  BRAVO, North Bay, Ontario

– Arts-aux-parcs, événement artistique,  Val-des-Monts, Québec

2015 –  Innov@cité du Collège La Cité, Ottawa

1999 – WildLife Society, Zomba, Malawi

1997 – Musée régional du Bas Saint-Laurent, Rimouski

 

Mes huiles/My art work

En septembre cette année, j’ai décidé de m’inscrire à un cours d’art supervisé par un artiste peintre canadien, David John, qui encadre, dirige, conseille des artistes amateurs. Ce qui m’a intéressé au départ c’est la liberté d’expression qui me permettait de travailler sur mes projets en cours tout en recevant des conseils d’un expert. Au premier cours, j’ai réalisé que je serais l’unique francophone, l’unique à peindre de l’abstrait, mais pas l’unique originale ou l’unique talentueuse! J’ai dû surpasser le stress de peindre dans un groupe, me rendre compte que j’avais des faiblesses, mais aussi que j’avais développé ma propre technique que je devais garder et continuer d’en explorer de nouvelles. Mes récents travaux artistiques sont le résultat d’inspiration trouvée à l’intérieur de ce groupe d’artistes peintres en herbe avec qui j’ai noué des liens.