Artiste peintre : mes créations, ma démarche

Coordonnées : twitter : @Lynnda Proulx
site : https://lynndablog.wordpress.com/
courriels/mail :
Lynnda@theplateau.com
Lynnda@lynndaproulx.org

Note biographique

Franco-ontarienne d’adoption depuis 2000 et née au Québec dans le Bas Saint-Laurent, le parcours artistique de Lynnda de 1992 à 2020 représente une fenêtre de fraîcheur dans son quotidien. D’abord créatrice par les mots puis la sculpture de marionnettes géantes, elle emprunte le canevas et l’huile pour s’approprier ses émotions enfermées à double tour et apprivoiser son regard intérieur sur ses réalités altérées. Avec la création visuelle, elle respire à plein poumons et oxygène son cerveau en parallèle à sa vie professionnelle. Pédagogue, chercheure, conférencière et auteure, elle évolue dans le milieu de l’éducation postsecondaire en Outaouais.

Son apprentissage artistique, d’abord autodidacte puis par l’entremise de différents cours, évolue à travers l’application de différentes techniques et de différents médiums. Son atelier à la maison est ouvert sur demande au public. (contacter par courriel)


Ma démarche artistique

Depuis 2013, j’ai créé une brèche dans mon quotidien, telle une ouverture vers le large pour libérer le souffle émotif trop longtemps emprisonné. La création avec la peinture à l’huile et la magie des spatules représentent un moyen d’exprimer l’urgence de dire, ce qui n’était pas nommable pouvait être exprimé en couleurs et par le mouvement. Avoir besoin de laisser tomber les masques m’a conduit à l’emprunt de ces outils de création pour libérer une émotion et la transformer en liberté.

En atelier, je travaille avec l’huile et ses différents médiums dont la cire froide, à l’aide de spatules surtout, mais aussi des chiffons et avec mes doigts, glissant sur le canevas comme des pinceaux, couche par couche. Je peins sur différentes grandeurs de canevas selon le projet créatif à exprimer. Être humain extrasensible, je pars de mes images intérieures, mes rêves, mes visions, ma trame traumatique pour raconter mes histoires, pour libérer mes émotions, et les appliquer sur la surface encore vierge. La création me sert de matériaux de construction ou de reconstruction pour donner un meilleur sens à qui je suis, qui je deviens, ce que je ressens. Les couleurs, les textures, la lumière naturelle du matin, le geste dans les différentes couches successives, représentent chaque parcours de ma vie et laisse la trace de mon être. J’explore les formes, l’Art abstrait, le figuratif et les techniques mixtes pour faire ressortir tant ma part d’ombre que mes éclats lumineux.

Ainsi, de l’intérieur vers l’extérieur, mon art devient un carrefour qui me dirige vers la direction à suivre. Sur le canevas cohabitent le sombre et la lumière, oxymore visuel, alliant en juxtaposition les contrastes entre réalité, réalité du rêve diurne et le nocturne. Je peux laisser sortir ma part d’ombre pour la raconter, l’apprivoiser et l’accepter par sa mise en lumière puisqu’elle est sortie sur le canevas. Un parcours de pratique qui exprime mes différentes réalités altérées vécues et enfin libres de vivre.

Je m’inscris d’abord dans un courant expressionniste abstrait contemporain tout en continuant d’explorer d’autres grands courants artistiques tels l’expressionnisme figuratif et l’impressionnisme européen. Je m’inspire des parcours de quelques artistes européens et américains dont la peintre de l’Ouest canadien, Emily CARR, pour son courage d’emprunter une carrière où peu ou pas de femmes étaient admises, son originalité et ses sujets d’études anthroppologiques sur la nature et les autochtones canadiens. Willem de KOONING, Wolf KAHN et  notamment Paul KLEE figurent parmi les peintres qui nourrissent mon imaginaire.

FORMATION ARTISTIQUE

(2019-2020) Cours ; Expressionnisme abstrait avec Andrea Mossop,  Cire froide, style G7 – Anna Krak-Kepka, David Kearn, École d’Arts d’Ottawa – Shenkman, Orleans.

(2016-2018) Formation de base – acrylique enseignée par Sylvie Pilon et Mixmédias enseigné par Jo Mignot et CALACS d »Ottawa

(2014-2015) Cours libres supervisés par David Jones, artiste peintre canadien

(2001 à 2004) Cours de sculpture avec Dawn Dale, cours céramiques et dessins Ottawa School of Arts et ville de Hull/(1998) Techniques de batik du Zimbabwe (autodidacte)/(1993-1994) cours de théâtre théorie et jeux UQAR avec Professeur Louis Hébert et Dramaturge Miguel Rétamal/(1991-sept./déc.) stage de marionnettiste, Théâtre La rose, Grenoble, France, André Peter (dir.)

ÉVÉNEMENTS ARTISTIQUES

Ateliers de marionnettes
École de langue française de Western Ontario à Trois-Pistoles, Qc (1992-1993)
Activités Loisirs de la ville de Rimouski, Qc (1994)

Performance
24 h/24 arts (Café-Galerie l’Embuscade, Trois-Rivières, 1987-1989), (Rimouski,1996)
Théâtre La Rose, Grenoble, France (1991)
Théâtre itinérant des marionnettes du monde, Rimouski (1992-1995)

Exposition solo
Bluebird Café, Ottawa (2015) / Galerie de l’UQAR, Rimouski (1996) / Bistro l’Anse-aux-coques, Sainte-Luce sur mer (1996)

Exposition de groupe
Galerie d’art d’Ottawa, Ottawa 2021/ Galerie de la petite G’art, Gatineau, 2021/ Pecha Kucha, Galerie Alpha, Ottawa, 2019/ White Water Gallery, North Bay, 2018/ Arts-au-parc, Val-des-bois, 2018/ Centre Innov@cité du Collège La Cité, Ottawa, 2014-2015/ Festival Franco-Ontarien, Ottawa, (2015)/ Musée régional du Bas Saint-Laurent, Rimouski, 1997/ Wild Life Society, Zomba, Malawi, 1999

La mort à notre porte

Viendra-t-il un jour qu’un individu, loup solitaire ou membre d’un groupe terroriste tel les al-Shabab ou État islamique ou Boko Haram, cogne à notre porte pour nous trancher la gorge, nous tirer une balle dans la tête, jeter une grenade de haine parce que notre mode de vie n’est pas compatible avec l’Islam? Est-on en sécurité lorsque piéton ou cycliste, nous traversons un stationnement d’école, d’un centre commercial ou d’un endroit public?

Toutes ces inquiétudes ne foisonnent pas uniquement dans ma tête de Nord Américaine francophone, j’en suis convaincue. Ces quelques mots veulent entre autres souligner le travail et le courage de porte paroles, telle Karima Bennoune, qui parcourent le monde pour dénoncer de telles atrocités et aussi pour informer, éduquer le plus de gens possible.

Dans sa conférence intitulée La face du terrorisme qui ne fait pas les gros titres, Mme Bennoune sensibilise ses auditeurs à partager l’information qu’elle véhicule – voici sa conférence (cliquer sur le lien ou copier-coller dans la barre d’Adresse URL): https://www.ted.com/talks/karima_bennoune_the_side_of_terrorism_that_doesn_t_make_headlines?language=fr#t-754771

Le site Ajouad Algérie mémoires partage également des informations qui ne font pas les grands titres :  https://ajouadmemoire.wordpress.com/
mais qui publie des articles, des images sur des morts, victimes des extrémistes/intégristes, dont la disparition est demeurée trop longtemps silencieuse.

Ce billet est une bien petite contribution, mais néanmoins un geste de plus qui permet de briser le silence. Si chaque individu s’y met, courage, espoir, dialogue, pardon, c’est un geste qui deviendra contagieux.

Lynnda