Parler pour éduquer

La communication publique demeure un art de plus en plus nécessaire de maitriser en ce 21e siècle et ce par un plus grand nombre de personnes et non seulement par des experts. Les espaces de prise de parole se sont multipliées pour entrer dans les zones du virtuel sur la toile. Ainsi, les chaînes Youtube et Viméo, ses influenceurs, ceux des réseaux sociaux et de l’univers des blogs tout comme les logiciels de connexion à distance tel que Teams de Microsoft et Zoom permettent désormais d’entrer directement en contact avec un public. Il en est de même pour moi puisque mon métier principal depuis ces 25 dernières années s’inscrit dans la pédagogie et l’enseignement du français, ses différentes articulations, tout particulièrement,, mais aussi d’autres cours de spécialité en méthodologie de recherche et en Théâtre-jeu. Je viens ici vous partager le travail oratoire préparé par un groupe d’étudiants sous ma responsabilité.

Andrée Anne Nguyen-Dumas, 2019

Au trimestre de l’automne 2019, j’ai été responsable d’un tout nouveau cours au programme en Journalisme et au programme de Radio en construisant un cours autour du français pour les médias. J’avais préparé ce plan de cours en mai et juin de cette même année. Ces étudiants, ,futurs journalistes et futurs animateurs sur les ondes radio de divers stations à travers le Canada,, ont emprunté la voie de la formation collégiale pour devenir les communicateurs de demain. Dans un but de mise en pratique réelle de leur développement de compétences, ensemble, nous avons travaillé sur la théorie qui y est reliée afin de construire des messages clairs, simples et efficace. Ils ont mis en pratique leur capacité de parler en public sur différents sujets de leur choix. Que ce soit la culture de la francophonie, l’explication du fonctionnement de l’univers, la libération de Britney Spires sous l’emprise de la tutelle paternelle ou l’abus sexuel chez les hommes et la violence des femmes au Sénégal, toutes ces présentations ont été préparées avec l’intention d’éduquer un large public.

Charles Alexis Brisebois, 2019

En décembre 2019, ces remarquables étudiants ont communiqué leur propos au Collège La Cité en direct d’une salle spécialement aménagée pour recevoir le public. Ils ont préparé leur communication avec cœur et une certaine fébrilité, sachant qu’ils seraient filmés puis exposé par la suite sur Youtube à partir de la chaîne de leur professeure, Madame Proulx. Je vous invite à aller visionner leur travail et à les encourager en ajoutant un pouce bleu ou un commentaire d’appréciation sur leur conférence éducative.

Bon visionnement!

Marième Diallo, 2019

Madame Robertson

Dans le cadre du concours d’écriture «Racontez-nous l’Est ontarien» de 2019 lancé par la maison d’Éditions David, 80 participants ont envoyé leur texte pour la fin de la saison estivale. Parmi eux, quarante auteurs ont pu voir leur création publier. Nombre d’entre eux ont souligné la sortie du livre célébrée en février au CHARDO dans la petite municipalité d’Alfred, le long de la 17.

En tant que blogueuse et grande amoureuse des différentes formes d’Arts, dont l’écriture, j’ai tenté ma chance en écrivant quelques idées provenant d’une belle histoire créée de toute pièce. Puis, j’ai participé aux ateliers animés par des experts en création et en écriture que propose les Éditions David afin d’aider les auteurs en herbes à bien saisir les règlements du concours. À la suite de cet atelier, animé par l’écrivain David Ménard, ses judicieux conseils m’ont permis de réaliser que je devais ajuster mon travail et coller mon histoire plus près de ma réalité personnelle. Ainsi, j’ai écrit une nouvelle histoire qui me ressemblait davantage. Dès lors, Madame Amy Robertson est née. Un personnage qui amalgame les traits de caractère et les valeurs de plusieurs personnes que j’ai rencontrées tout au long de ma carrière professionnelle en éducation, notamment parmi les 20 dernières années passées au collégial technique en Ontario, desservant surtout l’Est ontarien. J’ai voulu rendre honneur à ces collègues et étudiants qui m’ont inspirée.

Contrairement à ce que certaines personnes ont pu en dire, cette francophonie ontarienne, dont je fais partie, demeure très active dans la vie canadienne et bien vivante. Elle vibre de sa présence littéraire et artistique : je pense ici à toute la scène culturelle scintillant à travers les associations d’auteurs et les artistes, les galeries d’Art, les communautés de pratique, les maisons de productions cinématographiques et les festivals de cinéma, les arts de la scène, ses comédiens et ses musiciens, mais aussi par sa dimension éducative que ce soit le Collège la cité,le Collège Boréal, l’Université d’Ottawa, la nouvelle Université de l’Ontario français, l’Université Laurentienne ou l’Université de Hearst dans le Nord ontarien. Le plus stimulant de cet univers est que toute personne, quelque soit sa provenance et ses horizons, désirant se construire une place en Ontario français peut y arriver et contribuer à la faire grandir!

Je vous invite donc à découvrir ces quarante histoires qui vous feront voyager dans l’Est ontarien, chez les francophones évoluant sensiblement en contexte minoritaire.

Vous pouvez vous procurer une copie de ce livre que vous retrouvez sous différents formats en vous dirigeant sur le site d’achat aux Éditions David.

Je vous souhaite une bonne lecture et remercie tous ceux et celles qui encourageront les Éditions David, maison d’éditions au cœur de la francophonie ontarienne.

Vos commentaires demeurent toujours les bienvenus, car je crois que le dialogue demeure le seul corridor qui nous assure que nous pourrons grandir ensemble! Bonne journée et demeurez prudents en cette période de confinement-déconfinement de Covid19.

L’oeuvre de la page couverture
a été réalisée par BERNARD LÉVESQUE, artiste de l’Est ontarien

MAMAN CHÉRIE JE T’AIME!

Par Antoinette Rehema Uwimana
étudiante,
programme d’Initiation aux arts et à la créativité
Collège La Cité, Ottawa, 2019

 

Ma Mignonne maman Mimi

Méritante mère, mouvementée

Multiples manières merveilleuses

Maman chérie, je t’aime!

 

Long trajet maman mignonne

Dans ton ventre étant tranquille

Protégée sans perturbation

Maman chérie, je t’aime!

Le jour J, maman mignonne

Me portant tendrement

Me nourrissant de ta poitrine

Maman chérie, je t’aime!

Grandissant sur tes genoux

Supportant, acceptant mes angoisses

Résistante aux souffrances et

Traversant toutes les épreuves

Maman chérie, je t’aime!

Partant soudainement

Dur de le supporter

Sans toi la solitude

Sans toi le désert

Maman chérie, tu me manques!

Naturellement, inoubliable

Ineffaçable et introuvable

Mémorable, Glorieuse

Marquante, Irremplaçable

Maman chérie, tu me manques!

Me voici mature

Ta nature m’a suivis.

Gagner et prospérer,

Progresser et développer,

Maman chérie, ta nature m’a suivis!

Ambitieuse et recherchée,

Courageuse et battante,

Gentille et intelligente,

Maman chérie, ta nature m’a suivis!

Pas de soucis

Soit fière de ta fille

Tranquillise-toi dans ton repos car

Ta nature l’a suivis!

Antoinette Rehema

Étudiante en initiation aux arts et à la créativité.

Deuxième chance

par Standlin Saint-Hilaire
étudiant de 1ere année,
Programme de sécurité informatique
Collège La Cité, Ottawa

J’écris pour m’exprimer, pour me libérer le cœur

Il n’est pas bon d’avoir un cœur lourd

Ma vie est trop courte pour passer mon temps à haire,

On a juste le temps pour aimer.

Le bonheur dépend littéralement de l’attitude envers la vie.

Ma vie est très simple, alors je ne vais pas passer mon temps à la compliquer.

Dans la vie, il n’y a pas de deuxième chance, car une erreur est une erreur, mais de la répéter est un CHOIX

Si la vie décide de me donne une deuxième chance, je changerai pour ouvrir plus grand les yeux et l’esprit.

Ne perdez pas votre temps dans cette vie; on dit que le temps est gratuit, mais avoir le temps est coûteux.

Dans cette vie, on n’a pas de temps à perdre, faisons ce qu’on a à faire parce on est toujours libre de changer d’idée pour avoir un futur diffèrent.

Little White Girl – part II

Little white girl II or Feeling black in a white body

How did I come to feeling black inside my white body?

monochrome photo of woman sleeping on ground
Photo de Xi Xi sur Pexels.com

Him – « What’s your name, beautiful one? » says the tall black man meeting the little white girl at the University student coffee shop.

Her – « Why do you want to know my name for? » The question made her feel inconfortable. What came next was even worst.

Him – « Because I love you! »

He seemed sincere yet his answer, for some reasons, felt like a trap.

Her – « But you don’t know me, how can you love me already! » She was used at men starring at her but not so much with this new style at being so flirtatious and direct.

Him – « Quite simple! Because I love the color of your skin! I also love the way you walk with so much determination as if you know exactly where you are going all the time! »

Her – « That does not make sense at all! How about we become friends and i interview you for a radio program i lead with Desjardins at the University Students Radio Station? I want to know about your life in Senegal and how it feels like to land in North America to study : Rimouski instead of New york or Boston must be a shock, no?. »

We started planning the interview and I soon learned that as a recipient of the Francophony Grants, for his master degree, he was not allowed to choose where he wanted to study nor the exact program he wanted to do. He wanted to study vegetal biology but there was no such programs in Rimouski where they sent him. Apparently, the recepients were divided between a certain amount of French Canadian Universities where they could pick up a program that was the closest to what they wanted. Since one has the chance to study in Canada, why argue about the location and the program? So Rimouski, Québec it was going to be for this young man.

I could not imagine what it was like to live on a continent like Africa, or may be just a bit because i had visited Morroco and seen how people in villages in the mountains or country side lived. Traveling on the back of mules, or using camels, they could cross a road no much faster then 10 km per hour, but it was a steady rythm. I had had a sense of the Arabic World, yet this was far from the Black World. Such was my limited thoughs on the subject then.

After a couple of months of more flirtatious behaviours and a kisses stolen one night at a Univeristy party, he asked me to marry him because in his culture, he said, it was not allowed to be involved with a woman without being married.

I had my doubts. Internet did not exist then to ask questions to Mr Google, Siri or Alexa, i could only rely on others who had a better glimpse at these cultures. I asked him if he really was willing to get married for that or because he wanted to have his papers to stay in Canada.

«May be you just need a sponsor and are to shy to ask me directly to sponsor you?» I asked.

He could have not say no to this. Instead, he said : «If this is what you are thinking, you are free to think what you want » How agile of him and poor thinking of me.

I understood that it was the case and married him. This was the start of my life getting transfiguring from being a white woman feeling black inside. The feeling lasted for 25 years so far, even after we got divorce 6 and half years after the civil wedding. This experience gave me a view from inside a black community leaving in a majority white community further north east of Québec City, Rimouski.

What one can do in the name of « LOVE »…

I gave this man the best of myself, of my youth, of my soul, of my intimity and of my culture and ideas. Especially this last one. Although he denied the life we created together by aborting it, he made it clear he was only interested in pursuing his faith for becoming a celebrity as such as his Aunt had predicted him. From my 27th year old high, I told him all about the unicity of French Canadian, the fabric of what make us different from the rest of Canada (ROC). I do write these texts now in English for a reason, dont be fouled by me…

If i have contaminated him with my culture, so did he with his. This marriage was a failure from the begginning as it was based on accessing to papers and to create a family. However i did the best i could to understand how i could weave our cultures to become a happier couple. Of course, the basic was communication, but isn’t it the case for most young couples with no experience in sharing a commun life and space? Today, i concluded the real failure of the common life we had to a lack of enthouiam from him to be part of our team as it needs t obe two to tango.
This is the second rock on my road on the quest of cultural knowledge. Of course, i did not know it then as i had no distance from all that I was living.
From my side, i was a very ambitious woman with dream of traveling and discover the world and a civil status was the less of my worry then! I was told once by a dear Friend, Andrée, the mother of one of my teenage friend, that as a woman, if i wanted to be free it started with money : I needed to become indepent and autonomous without thinking that husband would pay for what i wanted. I thank her today for her shared wisdom. I miss her as well, her advises, her intellectual and curious mind. Of course, my mom was a perfect example of a working woman beeing freer with her money. But this will be an other chapter of my story to come.

Little White Girl

or Is my White Colored Skin a cultural appropriation ?

Part 1

Nowadays we’re having these debates on Cultural appropriation, talking about borrowing from a culture other then ours without asking permission. Questionning also about creating or wearing wigs looking like Caucasian or African hair styles. Fighting about wearing clothes or confectioning them using values and customs from people that usually wears it on their day to day life.  In fact, it’s about a ruling culture stealing from minority cultures their stories, their songs, their dance, their knowledge, their souls to transform them as the prevaling one, for the dominant one, into some other show or wealth that will be seen differently by the public because of their super power. Then if my culture, my wisdom is stolen, what is left?

What is apropriate, what is not? What is culture, what is not? What is freedom?
These are the questions.

What i am about to talk all happened before 1990, some 30 years ago.

IMG_2500I am born white colored skin in a small village in Quebec, Canada. Almost Everyone there are that same white skin beside some First Nation families from second of more generations. After all, this village, created in 1881, is part of the Malecites land and Nation that spread its paths from The Saint-Lawrence River up to New-Brunswick, Fundy Bay, Atlantic.

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Lettre à mon père

Aujourd’hui, papa est mort. Mort et installé au crématorium, mais toujours pleuré par ses enfants.

Tu as été pour moi un père protecteur à ta manière, un père silencieux qui aimait se raconter si je lui posais les bonnes questions, un homme simple, bon enfant, vaillant, loin de la tyrannie de pères de ces pays étrangers qui vivent pour protéger, sauvegarder l’honneur de la famille et qui tuent sans hésitation leurs femmes, leurs filles.

Je ne t’aurai jamais touché plus que lorsque tu étais sur ton lit de mort. Pour une fois, je savais que ta main ne toucherait pas, par inadvertance, une partie intime de mon corps. Tu fais partie de cette génération de ‘mononcle’ aux mains baladeuses qui profite de toutes les échancrures pour y glisser un doigt, une main, du moins c’est ma perception. Celle de mon corps de femme aujourd’hui, mais celui d’enfant autrefois qui se lie à celui de ma mère, à sa défense, aux scènes de vies quotidiennes où tu apparais dans nos vies, à l’occasion de tes retours de séjours dans les camps. Des scènes de cris de haine, de violence à travers les disputes; une claque, un mot, un poing sur la table, un trou dans un mur, chaque geste aussi regrettable qu’il soit, toujours parti trop vite pour atteindre une conjointe, quelqu’un ou quelque chose de près pour signaler la colère et provoquer les révoltes et les souffrances profondes chez l’autre. Si l’honneur était présente, c’était celle qui te collait à la peau, toi, l’homme en besoin de vie charnelle.  Ces mémoires douloureuses d’une époque malheureuse où tu devais te sentir tout aussi désespéré dans ton être que tu noyais dans l’alcool, sont aujourd’hui diluées par le temps et la vieillesse. Cette vieillesse, apaisée par la sobriété et nourrie de ta présence plus régulière auprès de tes enfants, tes petits-enfants, tout en étant éloignée de celle avec qui tu les auras conçus, est maintenant couchée de tout son long sur un lit d’hôpital. Toute blanche, comme les draps, ta jaquette, tes cheveux, ta peau où le sang s’est arrêté de circuler.

Nous étions présents, presque tous là, cinq enfants sur six. Les enfants officiels du moins. Car il est possible que tu ais eu des enfants avec d’autres femmes du village ou des villages des alentours. Rien n’a été déclaré en ce sens jusqu’à maintenant. Toi non plus tu n’avais rien officialisé à ce sujet. J’ai appris que c’est une procédure légale mise en place lors des décès de personnes afin de voir si un autre testament existe, si d’autres familles cachées dans un autre ville ou village ont pu être créées à l’insu de la famille officielle. Personne ne veut parler ouvertement de ces enfants fabriqués dans les lits d’autres femmes, les amantes en panne d’amour, les cœurs esseulés et peut-être abandonnés par la trahison d’une épouse, d’un mari parti en voir une autre. Comment peut-on vivre avec ces secrets? Toi seul le sauras, car tu ne l’auras confié à personne. Et nous, nous attendons la fin de la recherche officielle.

Quand le médecin nous a informé qu’il serait préférable de t’enlever l’oxygène, personne autour de moi, moi incluse, ne semblait comprendre exactement ce que cela voulait dire. Dans ma tête, c’était impossible que mon père nous quitte, lui si grand, si fort et à la fois si silencieux. Les propos du médecin tournaient dans ma tête et engourdissaient mon corps, ces mots savants insensés, sans conclusion sur le mal qui t’habitait. Tu ne pouvais pas mourir puisque tu n’avais pas de maladie, pas de virus ni même un rhume. Ce sera la vieillesse qui aura eu raison de ton corps, de ton souffle, des battements de ton cœur. Nous t’avons accompagné vers la mort, accrochés à ta respiration, aux machines dont les chiffres ont commencé à baisser et à sonner irrégulièrement, puis comme toi, à s’éteindre dans l’éclat de nos larmes exprimant notre douleur.

Tu es le dernier de ta fratrie à quitter le monde des vivants. Ta sœur Alice, partie d’un mal similaire au tien, a quitté un peu plus tôt cette même année. Elle avait 95 ans. Vos départs soulignent la fin d’une génération de personnes ayant connu la vie sans moteur, sans auto, sans voiture électrique, sans télévision, sans Internet, sans robot, sans téléphone fixe à la maison, sans la pilule anticonceptionnelle, sans l’avortement légal, sans l’école obligatoire jusqu’à 16 ans mais les écoles de rang pour le primaire. Ces dernières années, lors de nos rencontres père-fille, tu soulignais l’envol vers l’Au-delà de tes amis du village, de tes beaux-frères, et tentais tant bien que mal de m’expliquer la solitude, le vide que ces adieux forcés créaient autour de toi. Tu sentais s’élever une clôture invisible qui t’isolait des autres vivants alors que tu aurais aimé partir avec tes amis sur le chemin de la mort. La vie n’avait plus de goût, mais tu devais attendre la venue naturelle de la grande faucheuse.

Tu auras mordu dans la vie, couru les bois, connu les différentes essences des arbres et appris les meilleures techniques pour les couper selon leur grosseur et leur hauteur. Tu auras couru le petit gibier et les gros. Les lièvres et les femmes. Elles, tu les aimais toutes, mais n’avais malheureusement de respect pour aucune. Du moins, c’est ce qui me semblait. Aucune sauf peut-être pour celle qui t’aura accueilli dans son foyer, son noyau familial, pour la dernière décennie de ta vie, la cadette de tes enfants.

 

Photographie à la une
Camp de bûcherons à Ferry Bank, Oromocto, N.-B.
Vers 1897, 19e siècle
21.1 x 27.2 cm
Don de George I. Higgins Estate
1964.147L
Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick

Petites bêtes pas si bêtes

filho aut2017Comme  moi, vous êtes propriétaire de chiens et autres animaux domestiques? Alors vous connaissez comment le bonheur de recevoir une petite bête de poils, le plus souvent en bas âge, comme membre à part entière de la famille, oblitère les autres défis qu’elle sous-tend. Dans mon cas, j’avais jusqu’à il y a deux mois, deux chiens, Missy et Filho, jusqu’au départ de ce dernier en mi-août 2018, et trois cockatiels, Tèti, Peeshee et Coka. Le départ de Filho, aussi appelé The Buddha Dog, (voir aussi Buddha dog 2) a créé bien des remous et j’ai décidé d’écrire ce billet en sa mémoire.

La présence bénéfique d’un animal domestique

Le bien-être qu’apporte une petite boule de poil pour sa famille humaine est extrêmement important. Outre l’apport de l’exercice physique lors des sorties quotidiennes dont elle a besoin pour se développer sainement, l’amour inconditionnel qu’elle donne en nous accueillant chaque jour au retour du travail et les éclats de rire qu’elle entraine lorsqu’elle joue, elle offre également la protection des voleurs (dans mon cas, Filho était le surveillant absolue) lorsqu’elle aboie la nuit pour signaler une présence dans la cours arrière ou devant la maison. Lors des sorties extérieures, la socialisation de l’animal a aussi des bénéfices sur la socialisation de la maîtresse qui entre en contact avec de nouvelles personnes ayant des chiens ou celles voulant profiter d’un chien à caresser le temps d’une minute parce qu’on le trouve mignon et adorable. La bête amie permet, par ailleurs, aux personnes vivant avec différentes complications de santé physique ou mentale de mieux canaliser leurs émotions et de se sentir accompagnées lors de moments plus difficiles. Bien entrainée et certifiée, elle peut même aller jusqu’à sauver la vie de sa maitresse en appuyant sur un bouton d’alarme. Les règlements de certification sont différentes selon les provinces canadiennes, alors il faut s’informer correctement auprès des services concernés.

Les défis
Les défis rencontrés avec la présence d’une animal se présentent sous différentes formes. Parmi les plus importants rencontrés nous retrouvons les responsabilités touchant aussi l’éducation et l’entretien de la maison, les soins à donner aux animaux ainsi que l’alimentation.  Avoir un animal domestique exige beaucoup de temps et d’argent.
Je nomme ici l’entretien supplémentaire dans la maison causé par les poils ou les plumes lors des deux mues saisonnière, l’apprentissage à être propre et à demander la porte pour les besoins excrémenteux, les vomissures à l’occasion, les salissures des murs et des planchers au retour d’une marche sous la pluie, dans la boue et les feuilles mortes des automnes canadiens.  J’allais oublier l’irritation de voir ses chaussures préférées détruites et les bas de murs ou de meubles rongés par l’ennui, sans parler des divans déchirés, signe d’un manque d’exercice ou d’une anxiété de séparation. Si pitou et minou aiment dormir sur les sofas, alors le nettoyage des meubles s’ajoutent en dépense d’énergie!

Les coûts engendrés lorsqu’on décide de prendre un animal domestique ne sont pas à sous-estimer non plus. Les visites annuelles chez le vétérinaire pour les vaccins, les tests sanguins pour la désormais locale maladie de Lyme, les vers du cœur, les médicaments annuels contre ces maladies et les urgences sont obligatoires et créent des coûts importants qu’il ne faut pas négliger.
Dans le cas de mon chien Filho, outre les autres dépenses annuelles habituelles (en moyenne 350$ par année), trois autres visites chez le vétérinaire (nouveau vétérinaire francophone pour mes animaux depuis 2018 – avant j’allais à l’hôpital pour animal sur Saint-Laurent à Ottawa avec un service en anglais) logeant sur le boulevard de la Montagne à Hull m’en a couté 300$ avec les médicaments. Deux visites d’urgence initiale  à la clinique vétérinaire d’Alta Vista à Ottawa m’ont couté 3000$.  Ce dernier montant résulte d’ailleurs d’une négociation des services, tests et médications qu’on voulait donner au chien sans savoir vraiment ce qu’il avait. Dans les deux cas de services vétérinaires, l’assistant vétérinaire m’a demandé de raconter les raisons de ma visite, histoire que j’ai ensuite répétée aux vétérinaires car ils m’ont demandé de raconter les symptômes de mon chien sans pourtant faire son examen physique complet. C’est ainsi que l’occasion de voir que le chien avait subi une morsure profonde sur l’épaule et dans l’œil gauche par un autre chien a été ratée. La blessure a été découverte à la 4e visite seulement et c’est parce que je croyais qu’il développait une autre plaie de type dermatite que l’attention a été portée sur cette blessure. Bref, mon chien Filho est parti un dimanche après-midi en mi-août. Son coeur a arrêté de battre sous ma main. Mon amie K. et moi l’avons accompagné dans son dernier souffle, son dernier voyage terrestre. Aucun des deux centres vétérinaires n’ont fait de suivi avec la santé de mon chien. Tous les résultats de  tests complétés sont revenus négatifs. Dans les deux cas, comme propriétaire de chiens, je ne suis pas satisfaite des services reçus pour le prix payé et je devrai me chercher un nouveau vétérinaire pour 2019. Il va sans dire que les vétérinaires offrent des services qui varient, alors il est valable de magasiner un bon vétérinaire en qui vous aurez confiance, avec qui vous vous sentirez à l’aise de discuter ouvertement et où les prix seront non exorbitants.

Pour vous donner une idée supplémentaire du système vétérinaire canadien, voici les frais indiqués par différents appels placés suite au décès de mon chien. Dans ma recherche d’un lieu de crémation pour le corps de mon chien, j’ai contacté un autre hôpital d’urgence pour animaux, le Animal Emergency and specialty hostipal  qui me chargeait 500$. Une tentative de parler avec le vétérinaire francophone a échoué, le message que j’ai laissé a été peine perdue. Il m’avait parlé initialement de 350$ comme frais de crémation et transport. J’ai finalement trouvé la SPCA de Gatineau où j’ai pu recevoir d’excellents services pour une crémation à moins de 100$ en transportant moi-même le corps de mon chien et où les frais de crémation dépendent du poids de l’animal.

Un autre frais important à considérer c’est la qualité de la nourriture et les à-cotés, gâteries, jouets, etc. La grosseur de la bête vous donnera un indice de la grosseur du sac à vous procurer chez les spécialistes de l’alimentation des animaux domestiques. Ce créneau permet un chiffre d’affaires alléchant puisque, selon Statistique Canada lors de l’enquête sur les dépenses des ménages de 2015, un ménage canadien dépense pour chaque animal une moyenne de 590$ et qu’il existe 8,8 millions de chats et 7,6 millions de chiens dans les foyers canadiens (ACMV, 2018). L’alimentation maison peut être envisagée si vous êtes un bon nutritionniste et savez assurer une alimentation équilibrée pour vos bêtes.

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Le départ précipité

En temps normal, l’animal domestique vivra, on l’espère, le plus longtemps possible tout en s’imaginant mal la vraie fin. Celle-ci peut nous conduire chez le vétérinaire pour une dernière intervention (euthanasie) limitant la souffrance de notre ami malade ou arrivée par accident. Plus l’animal est gros, plus l’espérance de vie est courte. Pour Filho, je me disais qu’il partirait vers l’âge de 11 ans puisqu’il était de grand taille. Missy, de taille moyenne, partira vers 14 ou 15 ans si tout va bien. Mes cockatiels, quant à eux, peuvent vivre juqu’à 40 ans si l’on s’occupe bien d’eux, mais en moyenne 25 ans semblent plus probable.
Dans la réalité, la mort frappe souvent de bien différente façon et lorsqu’elle cogne, elle n’attend pas que vous lui ouvriez la porte : elle précipite le départ d’un animal de manière fulgurante. Quelque soit la grosseur de votre compagnon, la mort laisse pourtant toujours le même vide une fois l’animal parti au paradis des animaux. Le deuil est aussi important dans ce cas et il faut respecter les étapes nécessaires qui aideront à libérer les émotions humaines. D’abord la négation – (je refuse de croire que c’est vrai) puis les émotions : colère, tristesse, incompréhension, ennui, culpabilité. Une fois celles-ci libérées, vient l’étape d’acceptation où graduellement durant les semaines qui suivent, selon son rythme, on accepte le départ et le vide. Dans ma petite histoire du deuil de mon chien, je dois désormais vivre avec un oiseau qui a appris à le nommer. En effet, durant la période où mon chien était malade, mon cockatiel mâle a appris à dire  »Filho ». Depuis, même si Filho est parti, le cockatiel continue de l’appeler par son nom. C’est plus difficile ainsi de l’oublier, mais tout un exploit de lui avoir enseigner un nouveau mot si vite. Enfin, la dernière étape elle celle qui nous mène à penser à adopter un nouveau compagnon à quatre pattes ou à se concentrer sur ceux qui restent dans mon cas.

J’ai eu Filho pendant 8 ans et demi. Il est arrivé chez moi un jour après Noël 2009 alors qu’il s’appelait Scooter; j’ai agi comme foyer d’accueil pour lui les premiers jours parce que comme chien reçu en cadeau à Noël, les propriétaires n’ont pas su quoi faire avec et sont allés le déposer dans un refuge par où je m’adonnais à passer pour y laisser mon chien quelques jours en gardiennage. Une semaine plus tard, je savais qu’il resterait parmi nous et qu’il avait trouver son foyer jusqu’à la fin de sa vie. Vers l’âge de trois mois, j’ai changé son nom pour Filho parce qu’il aimait voler les steaks sur le comptoir et vider la boite de recyclage sur le tapis de la cuisine. Un Filou! que je me disais. Nous avons vécu de belles histories ensemble. Il a eu une bonne vie avec moi et Missy, sa grande sœur. Il va nous manquer. Amen.

 

Il était une fois Buda, la montagne Rose, et Pest, sa vallée maison

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Statut de la liberté version hongroise

Lorsque j’étais à Kraków, j’ai rêvé que je m’étais acheté une maison extraordinaire que j’admirais chaque fois que je passais devant. Je voyais cette maison se transformer sous les mains de maître d’un couple dont le mari était le roi. Puis un jour, ce dernier disparu. Son épouse n’ayant aucune idée où il avait pu aller, et fatiguée d’entretenir seule sa maison devenue trop grande pour elle seule, décida de la mettre en vente. C’est à ce moment que j’ai négocié un bon prix et que j’en suis devenue la propriétaire. L’achat s’est fait sans difficulté.

Alors que je visitais les lieux, mes nombreux amis et étudiants (inclus dans mon rêve ) envahissaient l’arrière cour faite de montagnes rocheuses immenses et roses comme le marbre. Tout à coup, un géant est sorti pour nous avertir d’arrêter de faire du bruit, car si nous réveillions son ami, le plus méchant et le gardien des richesses de la montagne, il pouvait nous anéantir de son petit doigt et ne pouvait garantir de notre vie. Sur ces mots, l’autre géant se réveilla et demanda à son frère avec qui il discutait ainsi. Il tenta de sortir de son trou, mais il était trop gros et le trou ne suffisait plus pour laisser passer ses larges épaules. Cependant, ayant été averti et ayant vu le géant, j’en convint de rappeler mes visiteurs et de les ramener à la maison. Tout le monde s’est mis à descendre la montagne, traversa le ruisseau et entra dans la maison de briques/roches roses, tout en bas.

Durant l’aménagement de mon nouvelle environnement, je remarquai que certains objets se déplaçaient seuls en se retrouvant dans une pièce où je ne l’avais pas placé. Certains de mes convives m’en faisaient d’ailleurs la remarque. Un jour que j’étais à l’extérieur dans les immenses jardins entre la montagne et la maison, j’entendis des bruits sourds de briques et pièces de béton qui se décollaient du bas de la maison. Intrigués, les enfants et les moins jeunes sont allés voir ce dont il s’agissait et trouvèrent des mini objets de la maison, dont une tête coupée miniature, des tasses de thé pour enfants, cachés dans les entrailles de la fondation ainsi que des billets en papier blanc pliés, livrant des messages, des indices où pouvait se trouver le mari qui avait disparu.

Je decidai d’employer un constructeur maçon pour replacer les pierres tombées. Justement, la maison voisine en construction engageait un maçon. Celui m’informa qu’il était celui qui avait effectué les travaux sur cette maison et qu’il pouvait me faire un bon prix pour les réparations, car son travail était garanti et s’étonnait d’ailleurs que les pierres aient glissé ainsi. Il m’informa que je devais voir cette incidence comme une porte qui s’ouvre et qu’il me restait à en comprendre le sens.

Et puis je me suis réveillée. Entre deux sommeils, je me disais que c’est tout de même bizarre que des pierres glissent toutes seules et que la fondation cache des messages… Je devais suivre l’incidence pour trouver la résolution du rêve.

La suite du rêve se développa au retour dans les bras de Morphée. Cette fois-ci, je me  retrouvais encore dans la maison mais sous forme de grand navire fantôme. Personne sur le quai, qu’un plancher qui craque, tordu par le mouvement de la vie. Ce bruit m’amena à porter plus attention au plancher et à ses noeuds. C’est alors que je vis des racines séchées dessinées en forme de doigts qui se croisaient les unes vers les autres. À ce moment, je compris qu’en surface les doigts semblaient morts, mais que sous cette surface, la vie attendait d’être libérée. Comme si un mauvais sort avait été jeté au mari disparu, celui ci devait rester cacher et jouer éternellement une mélodie sur un clavecin pour garder les gens vivants sous le plancher et devenait, malgré lui, un geôlier obligé de maintenir sa tâche pour ne pas tuer ces gens. Tel un jeu, je repérai où il se trouvait dans la maison et puis sans bruit, me suis retrouvée derrière lui sans qu’il s’en rendre compte. L’ojectif était d’ailleurs que le sort soit brisé sans qu’il se rendre compte que quelqu’un était en train de le délivrer. Quand il se rendit compte que j’étais là, il me dit, bravo tu as réussi. « C’est enfin fini ».

En levant ses doigts du clavecin, les doigts racines se mirent à bouger et les planches à s’écarter pour laisser s’envoler de nombreuses personnes habillée de manière très colorée. La vie se libérait.

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Maintenant, le lien que je fais entre ce rêve et ma visite à Budapest est que la ville est justement construite d’une montagne, ville de Buda d’un côté, et de vallée (Pest) de l’autre. En faisant le tour de la ville avec le Big Bus hop on hop off, j’ai entendu cette histoire et j’ai compris le sens de mon rêve en l’entendant. L’histoire raconte que les dirigeants et notables habitaient les montagnes de Buda où a été érigé le palais royal au 15e siècle et lorsque ceux-ci traversaient vers Pest pour différentes raisons, dont une reliée à l’enterrements du père du comte Széchenyi, ce dernier s’y senti isolé par les turbulences saisonnières du Danube qui empêchaient de pouvoir effectuer les traversées de Pest vers Buda. C’est ce qui mena le comte Széchenyi à planifier la construction d’un premier pont.

Mon séjour à Budapest s’est complété hier en prenant le train vers Prague. En quittant le quai, j’ai ressenti un serrement au cœur, je me sentais comme la princesse quittant son prince, une longue séparation après de courtes retrouvailles.

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Adieu princesse

Budapest, un conte de fée de mes ancêtres à l’époque Médiévale!

Kraków

Trois jours à Cracovie

Jour 1

La grande confusion des voyages… Raynair, mon premier vol avec cette compagnie m’en a fait voir de toutes les couleurs. Avec un retard de deux heures et trente minutes d’attente supplémentaire sur la piste, plus le temps allait, plus je me disais que j’allais avoir des problèmes à l’arrivée en Pologne.

En effet, la réceptionniste avec qui j’ai échangé pour la réservation m’avait indiqué que leur comptoir fermait à minuit. Mais j’avais encore un brin d’espoir, car j’avais demandé d’arranger un taxi pour venir me chercher à l’aéroport.

Après un atterrissage qui m’a fait littéralement perdre mes lunettes sous le siège de la banquette avant, ma tablette indiquait minuit deux.

Après la cueillette de mon bagage une demi-heure plus tard, je sors de la zone vers rien à déclarer et je vois une jeune fille blonde, 18 and peut-être, avec mon nom sur un carton! Je vais vers elle, elle se présente en anglais, et je crois naïvement qu’il s’agit de quelqu’un de l´hotel’s70 où j’ai loué, deux nuits, un appartement.

Jour 1

En cours de route, je m’en rends bien compte qu’il s’agit de la chauffeuse de taxi, en équipe avec son père, qui me sauve de ma mauvaise aventure. En route on sympathise. Elle me raconte qu’elle veut devenir pilote et est en train de se former comme ingénieure en aviation, 5 ans, 7 peut-être d’étude. Dans ma tête, je me la représente surtout comme mon ange de Cracovie.

Nous arrivons enfin à l’hostel’s70 pour confirmer que la réception est bien fermée. Je règle la course, 20 €. La jeune chauffeuse de taxi croyait pourtant elle aussi que quelqu’un aurait attendu pour m’ouvrir la porte. Elle me demande quel est mon plan B.

-Un autre hôtel?

Elle me conduit au ParkInn, où j’ai payé un bon lit pour me tirer de cette mauvaise histoire et dormir.

Déplacement vers le fameux hostel’s70, j’apprends que l’adresse a changé et que les indications sur Google maps me conduise à une adresse où ne loge pas mon hôtel. Un échange avec une personne en anglais m’apprend que l’hotel est situé de l’autre côté sur l’autre rue.

J’y arrive, frustrée en surface pour leur apprendre à changer cette mauvaise habitude de fermer la porte aux clients qui arrivent après minuit.

Je vois la chambre appartement, absolument rien de pareil à ce que j’ai vu sur la photo, c’est moche, mais la salle de bain est neuve, propre et il y a un séchoir. Je ne l’utilise pas, mais j’ai lu quelque part que c’est la nouvelle tendance en Pologne et je  décide de ne pas faire de chichi. Une nuit pour dormir à pas cher et une autre réservation que je ferai pour la nuit suivante. J’ai décidé de rester pour aller visiter le musée d’Auschwit et Birkenau de l’immonde génocide de 1939-1945. J’irai prier sur les cendres des ancêtres.

Je passe l’après-midi à visiter la vieille ville.e1493eae-a8ae-4db0-96bd-b4aaac22a679.jpeg

En fin d’apres, j’ai décidé d’aller repérer la gare. Sur place, je profite du moment pour questionner le fonctionnement de ma fameuse passe Eurorail qui m’a coûté cher. On m’informe que je dois réserver mes sièges si je veux être assise, sinon, je devrai voyager debout. Je fais donc la file pour mes réservations. J’apprends que pour me rendre à Cluj-Napoca, en Roumanie, il me faudra bcp de déplacement même si c’est de Varsovie. Il ne se trouve aucune place assise pour me rendre à Varsovie, d’ailleurs. J’opte donc pour deux réservations en voyage de nuit : Budapest et Prague. On verra pour la suite.

Jour 3

Visite d’Auschwit-Birkenau – un tour avec SeeKraków.

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Je me lève tard et je transporte mes bagages à la Résidence Kraków, un excellent choix à un excellent prix. Avoir trouvé cet hôtel avant, j’y aurais séjournée pour mes trois jours.

Puis, vers 13 h, je me dirige à l’endroit désigné pour recueillir les touristes en route vers Ocevitw, l’ancien village de Pologne dont la population a été déportée par les Allemands, et ceux qui refusaient, emprisonnés; un parcours de 90 minutes pour s’y rendre. Une visite de 5 h.

Un site qui bouleverse bien sûr.

Retour après beaucoup de marche et 3 h de bus aller-retour. Je retourne à l’hôtel vers 9 h 30 le soir.

Jour 4

Depart vers Budapest en train ce soir. J’ai envoyé des colis par la poste pour alléger mes bagages.

Je suis fatiguée, mon corps souffre de marcher beaucoup chaque jour, mais qu’à cela ne tienne, je me rendrai à la gare en faisant un arrêt à la House of Beer pour me rafraîchir, manger, écrire mon blog.

Mon train décolle ce soir, 22 h 30 environ. Je rêve à Budapest et à ses Thermes qui me feront du bien! Deux jours de repos!

bon voyage !