Je suis Charlie


Le miroir de Charlie

L’horreur se dresse sur Paris alors que les morts des policiers et des bédéistes, journalistes, directeur de Charlie Hebdo des civils faisant leurs courses quotidiennes au supermarché juif sont encore trop fraîches dans les cœurs des citoyens de toute la planète.
La colère m’envahie devant ces gestes des frères Kouachi et de Coulibaly, je ne peux que les dénoncer et lutter à ma façon afin de contribuer à ce que le monde devienne meilleur, plus aimant, plus paisible, moins violent, moins haineux. Je crois que ces assassins ont grandi dans un milieu défavorisé et défavorisant, une France trop protectrice de ses racines et peu portée à intégrer les immigrants ou immigrés qui atterrissent dans les quartiers anonymes et mal foutus des banlieues. Rien qui ne permette l’épanouissement humain de la différence et de la diversité. La lettre de Luc Besson adressée aux Musulmans est un bain de tendresse coulé exprès pour tendre la main à ceux et celles qui veulent s’affirmer et participer à la dénonciation de la violence. Ce billet emprunte le même chemin.

Plus de dialogue, moins de sang

Maintenant que la planète est aussi grande que la largeur de nos écrans, toute l’information est facilement accessible et tout citoyen est sensible à ce qui se passe dans la cour arrière de son voisin qui habite d’un côté ou l’autre de son écran.

Les gestes extrémistes de violence posés un peu partout à travers le monde tels que ceux posés par les terroristes d’Al-Qaïda du Yémen ou du Pakistan, d’al Shabab, de Boko Haram au Nigéria, du mouvement de l’Etat islamique en Irak et au levant, témoignent d’une incompréhension et surtout d’une lutte de pouvoir contre la démocratie et la liberté d’expression. La violence et les bains de sang ne résoudront JAMAIS un conflit. Le DIALOGUE demeure la solution idéale pour une meilleure compréhension des valeurs et de la culture d’autrui.

Aussi petit que ce geste puisse sembler, je propose que chacun d’entre nous élargisse sa zone de confort en réalisant au quotidien au moins une action positive et pacifique envers soi-même ou une autre personne. Quelques gestes d’exemples :  droit dans les yeux, se dire à soi-même devant le miroir que l’on s’aime et que toute personne tout comme vous-même mérite le respect et la dignité, saluer les gens dans l’ascenseur chaque fois qu’on y entre, souhaiter bonne journée à la première personne rencontrée le matin hors de la maison, serrer la main d’un inconnu ou d’une inconnue tout en lui souhaitant la PAIX, pardonner à son ami, sa sœur ou son voisin pour la bêtise humaine, ouvrir son cœur, avant de s’endormir avoir des pensées réflexives de bonté et de gratitude envers soi et ceux qui ont aidé, encouragé, offert leur soutien à un moment dans la vie, etc.

Par la force de vos gestes, de vos crayons et de votre clavier, par le pouvoir de la liberté d’expression, de l’amour inconditionnel et de la persévérance du pardon, vous et moi, ensemble marchons vers la dignité et le dialogue. Plus que jamais, pour contribuer à bâtir un monde meilleur, il nous faut socialiser, sortir de nos habitudes pour en découvrir de nouvelles, être authentique avec soi-même et la personne dont le reflet apparaît dans le miroir.

En toute humanité,

Je suis Charlie

Artiste peintre : ses créations, sa démarche

Contact :
Coordonnées : twitter : @Lynnda Proulx
site : http://lynndaproulx.org
courriel/mail :
Lynnda@theplateau.com

Note biographique

Franco-ontarienne d’adoption depuis 2000 et née au Québec dans le Bas Saint-Laurent, le parcours artistique de Lynnda de 1992 à 2020 représente une fenêtre de fraîcheur dans son quotidien. D’abord créatrice par les mots puis la sculpture de marionnettes géantes, elle emprunte le canevas et l’huile pour s’approprier ses émotions enfermées à double tour et apprivoiser son regard intérieur sur ses réalités altérées. Avec la création visuelle, elle respire à plein poumons et oxygène son cerveau en parallèle à sa vie professionnelle. Pédagogue, chercheure, conférencière et auteure, elle évolue dans le milieu de l’éducation postsecondaire en Outaouais.

Son apprentissage artistique, d’abord autodidacte puis par l’entremise de différents cours, évolue à travers l’application de différentes techniques et de différents médiums. Son atelier à la maison est ouvert sur demande au public. (contacter par courriel)


Ma démarche artistique

Depuis 2013, j’ai créé une brèche dans mon quotidien, telle une ouverture vers le large pour libérer le souffle émotif trop longtemps emprisonné. La création avec la peinture à l’huile et la magie des spatules représentent un moyen d’exprimer l’urgence de dire, ce qui n’était pas nommable pouvait être exprimé en couleurs et par le mouvement. Avoir besoin de laisser tomber les masques m’a conduit à l’emprunt de ces outils de création pour libérer une émotion et la transformer en liberté.

En atelier, je travaille avec l’huile et ses différents médiums dont la cire froide, à l’aide de spatules surtout, mais aussi des chiffons et avec mes doigts, glissant sur le canevas comme des pinceaux, couche par couche. Je peins sur différentes grandeurs de canevas selon le projet créatif à exprimer. Être humain extrasensible, je pars de mes images intérieures, mes rêves, mes visions, ma trame traumatique pour raconter mes histoires, pour libérer mes émotions, et les appliquer sur la surface encore vierge. La création me sert de matériaux de construction ou de reconstruction pour donner un meilleur sens à qui je suis, qui je deviens, ce que je ressens. Les couleurs, les textures, la lumière naturelle du matin, le geste dans les différentes couches successives, représentent chaque parcours de ma vie et laisse la trace de mon être. J’explore les formes, l’Art abstrait, le figuratif et les techniques mixtes pour faire ressortir tant ma part d’ombre que mes éclats lumineux.

Ainsi, de l’intérieur vers l’extérieur, mon art devient un carrefour qui me dirige vers la direction à suivre. Sur le canevas cohabitent le sombre et la lumière, oxymore visuel, alliant en juxtaposition les contrastes entre réalité, réalité du rêve diurne et le nocturne. Je peux laisser sortir ma part d’ombre pour la raconter, l’apprivoiser et l’accepter par sa mise en lumière puisqu’elle est sortie sur le canevas. Un parcours de pratique qui exprime mes différentes réalités altérées vécues et enfin libres de vivre.

Je m’inscris d’abord dans un courant expressionniste abstrait contemporain tout en continuant d’explorer d’autres grands courants artistiques tels l’expressionnisme figuratif et l’impressionnisme européen. Je m’inspire des parcours de quelques artistes européens et américains dont la peintre de l’Ouest canadien, Emily CARR, pour son courage d’emprunter une carrière où peu ou pas de femmes étaient admises, son originalité et ses sujets d’études anthroppologiques sur la nature et les autochtones canadiens. Willem de KOONING, Wolf KAHN et  notamment Paul KLEE figurent parmi les peintres qui nourrissent mon imaginaire.

FORMATION ARTISTIQUE

2019-2020
Cours ; Expressionnisme abstrait avec Andrea Mossop,  Cire froide et huile avec Anna Krak-Kepka, Lawren Harris’ Wilderness avec  David Kearn, École d’Arts d’Ottawa – Shenkman, Orleans.
2016-2018
Formation de base – acrylique enseignée par Sylvie Pilon et Mixmédias enseigné par Jo Mignot et Josée Prudhomme – CALACS d »Ottawa
2014-2015
Cours libres supervisés par David Jones, artiste peintre canadien
2001 à 2004
Cours de sculpture avec Dawn Dale, cours céramiques et dessins Ottawa School of Arts et ville de Hull avec Daphnée Vachon
1998
Techniques de batik du Zimbabwe (autodidacte)
1993-1994
cours de théâtre théorie et jeux UQAR avec Professeur Louis Hébert et Dramaturge Miguel Rétamal
1991
Stage de marionnettiste, Théâtre La rose, Grenoble, France, André Peter (dir.)

ÉVÉNEMENTS ARTISTIQUES
Performance

1996 – 24 h/24 arts, Université du Québec à Rimouski, Québec (marionnettes et dessin)

1989- 24 h/24 arts, Café-Galerie l’Embuscade, Trois-Rivières, Québec

1987 – 24 h/24 arts, Café-Galerie l’Embuscade, Trois-Rivières, Québec

Exposition solo

2015 – Bluebird Café, Ottawa

1996 – Galerie de l’UQAR, Rimouski
– Bistro l’Anse-aux-coques Sainte-Luce sur mer
– Café étudiants de l’UQAR

Exposition de groupe

2019 – Galerie Alpha – Pecha Kucha en partenariat avec  BRAVO, Ottawa,   Ontario
– Exposition de création visuelle sur même thématique que le recueil  À bouches
décousues
– Lancement privé 8 mars et lancement public 6 décembre du recueil
de textes de survivantes d’abus sexuelles, Ottawa, Ontario

2018 – Galerie White Waters,  Exposition éphémère
en partenariat avec  BRAVO, North Bay, Ontario

– Arts-aux-parcs, événement artistique,  Val-des-Monts, Québec

2015 –  Innov@cité du Collège La Cité, Ottawa

1999 – WildLife Society, Zomba, Malawi

1997 – Musée régional du Bas Saint-Laurent, Rimouski